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03/12/2012

La vie associative récompensée

28 novembre 18h, une grande fébrilité régnait dans la salle du conseil municipal de Castelnau le Lez avant la réception en l’honneur de Roger Guardia, artiste peintre jacoumard qui donne actuellement des cours à la MJC Boby Lapointe.

Après avoir souligné l’exploit d’avoir réuni tant de personnes malgré le mauvais temps, et l’importance de « l’humain » dans la vie municipale et associative, le maire Jean Pierre Grand a pris la parole pour tracer le parcours de celui-ci, et lui remettre la médaille de la ville pour son implication directe dans les activités culturelles de Castelnau.

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Il a rejoint dès 1984 le centre André Malraux pour animer des cours de peinture, sous l’impulsion de son ancienne présidente Jeanine Napoléon, et il va exercer pendant 26 ans, le temps de suivre le progrès de ses élèves dont certains sont devenus aussi forts que le maître.

En 1989 il suit l’installation des ateliers à la Maison des Arts, et va peindre le tableau de « la place de la liberté et de l’église St Jean Baptiste » qui reçoit une médaille d’argent, avant d’être exposé dans la salle des mariages. Il participe ensuite à de nombreuses expositions ; il est plusieurs fois primé en particulier pour le tableau de « la serveuse aux folies bergères » visible au Centre culturel Fournel et le portrait de Jean Moulin que l’on peut admirer dans la salle des Anciens Combattants. Il quittera enfin cette Maison en 2011 pour être plus présent à Jacou ,commune voisine et « entité jumelle » dixit le maire, qui lui a remis la médaille de la ville en hommage à l’ensemble de l’œuvre accompli dans le domaine de cette vie associative, sans oublier un joli bouquet de fleurs à Josette son épouse.

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Ce fut ensuite au tour d’ Edmonde Faucon, une de ses anciennes élèves, romancière et poète de lui exprimer ses remerciements en lisant un poème spécialement rédigé pour l’occasion :

"... Pendant de nombreux ans, il fut le plus fidèle                                                                            De tous les professeurs de la Grande Maison                                                                                  Son exemplarité fut pour nous un modèle                                                                                        Son immense talent en était la raison... "

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Roger Guardia a pris in fine la parole pour rendre hommage à Jeanine Napoléon, remercier tout le monde et offrir des tableaux à Daniel Grepinet adjoint délégué à la culture, Philippe Guy adjoint délégué à la vie associative, Monique Noël présidente de la Maison des Arts sans oublier le maire.

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Un bref intermède a permis à Bella De Bono représentant le maire de Jacou de féliciter le récipiendaire et de l’encourager de toute la sympathie de tous les autres élus, avant que l’assistance se regroupe autour du verre de l’amitié dans une ambiance de grande convivialité.

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11/08/2010

Cinquante ans d'amour pour Mado et Claude Denave

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Ils s'étaient dit "oui" le 2 juillet 1960, à Pessac en Gironde. Ils ont renouvelé leurs voeux à Jacou dans l'ancienne église paroissiale Saint-Pierre-aux-Liens, en présence de leurs amis et de leur famille, devant le maire de la commune, Jean-Marcel Castet.

Mado et Claude Denave se sont connus en Gironde dont ils sont originaires. Le jeune Claude était venu prendre de l'essence dans la station-service tenue par les parents de Mado. Il a succombé à son charme et ils ne se sont plus quittés depuis cinquante ans. De cette union sont nés Bruno et Karine, qui leur ont par la suite donné six petits-enfants, âgés de 16 mois à 20 ans.

Claude a travaillé en qualité de cadre commercial pour le groupe Thomson et a été muté à Montpellier. Ils sont arrivés à Jacou il y a vingt ans. Mado travaillait pour le ministère de l'Agriculture, elle a été secrétaire  de l'administration scolaire et universitaire au CNEARC, Centre National d'Etudes Agronomique des Régions Chaudes.

Très actifs sur le plan associatif, ils se dévouent tous deux, sans compter leur temps, pour la Retraite sportive ARSEL dont Claude est président et Mado secrétaire depuis 2005.

Souhaitons leur à tous deux encore de longues années de bonheur à partager.

10/10/2009

François Cornière, Papy, a tiré sa révérence

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La brutale disparition de François Cornière, Papy pour ses amis, a plongé le RCJMN dans une immense tristesse. En effet, ce pilier du club de rugby était un être exceptionnel de par sa gentillesse, son dévouement à toute épreuve et sa disponibilité permanente. Bernard Foulquier, président du club et ancien patron de François, n'oubliera jamais cet homme droit, à la vie sociale hors du commun : " Papy était un exemple pour nous tous. C'est lui qui m'a fait découvrir le milieu associatif. Il se dévouait à tant de causes humaines. C'est lui qui a fait du club ce qu'il est devenu aujourd'hui. Il se fichait bien des résultats, que l'on gagne ou que l'on perde! Pour lui ce qui était important, c'était que ses gens soient heureux ". Alain Pradel, son alter ego au sein du club avoue : "Je suis fils unique, François, c'était mon frère..."

Un dernier hommage a été rendu à Papy par sa famille et ses amis à Grammont. Son épouse, Carmen, a retracé leur vie familiale avec un amour et une dignité admirables, mais avec aussi beaucoup d'humour, un humour que n'aurait pas renié François.

Lui qui avait initié tant de projets et de grandes causes laisse désormais un grand vide derrière lui, un vide que ses successeurs auront du mal à combler, mais ils mettront tous un point d'honneur à pérenniser son action.

Le clubhouse de rugby à Bocaud portera bientôt le nom de François Cornière, lui qui a tant fait pour son développement.

17/08/2009

Sylviane Chabbert : famille d'accueil pour chien d'assistance

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Douxie, jeune golden retriever n'est pas une chienne comme les autres !

Il y a quelques années, Sylviane Chabbert répond à une annonce lue dans Midi Libre sur l'association Handi'chiens à la recherche de familles d'accueil pour futurs chiens d'assistance. Cette association forme des golden et des labradors retrievers qui suivront un parcours peu ordinaire : chiens de rapport, ils sont sélectionnés chez des éleveurs puis placés en famille d'accueil dès l'âge de deux mois afin d'être socialisés et d'apprendre une trentaine de premières commandes.

Sylviane et Douxie, deux fois par mois, assistent à un cours à Gruissan, dans l'Aude, sous la responsabilité d'une déléguée de l'association, avec d'autres familles d'accueil et leurs chiens : Ils font le point sur les acquis et apprennent progressivement de nouvelles commandes. Pour habituer les chiens à vivre dans différents milieux, les chiens changent de temps en temps de famille pendant quinze jours. C'est ainsi qu'un chien vivant à la campagne prendra le tramway et ira à Montpellier lorsqu'il sera à Jacou, chez Sylviane.

Au bout de seize mois de cet apprentissage progressif, le chien est prêt à rejoindre un centre Handi'chiens pour affiner son éducation avec des éducateurs canins, jusqu'au grand jour de sa remise à la personne qu'il accompagnera une part de chemin. La remise a lieu lors d'un stage de quinze jours pendant lequel personnes handicapées et chiens apprennent à se connaître et se choisissent sur les conseils des formateurs. Sylviane a participé en tant que bénévole à un de ces stages et a assisté à des rencontres inoubliables.

Bientôt Douxie sera capable d'assister au quotidien un enfant ou un adulte : Elle apprend à ramasser des objets, une pièce de un centime, une carte bancaire ou des lunettes, et à les rapporter dans sa gueule sans les abîmer ni les faire tomber, à ouvrir et fermer les portes ou encore allumer les lumières. Rassurante, elle sera déclencheur de relations humaines, car la parole avec d'autres personnes s'établira plus facilement. Douxie aidera la personne à être plus autonome pour se déplacer, faire ses courses, aller au restaurant ou au cinéma.
Elle sera peut-être chien d'éveil pour un enfant autiste ou chien d'accompagnement social dans une maison de retraite. Pour elle, il y aura des moments de travail et des moments de détente semblables à la vie des autres chiens.

Educatrice spécialisée pour personnes en difficulté, à la retraite depuis peu, Sylviane est passionnée par l'éducation de ces chiens et par ce bénévolat qui unit l'aide aux personnes et l'intérêt qu'elle porte aux animaux.

Sylviane a d'autres animaux dont Ana, labrador chocolat, qui lui rappelle Athène, premier chien d'assistance éduqué chez elle et qui lui a laissé des souvenirs teintés d'émotion. Douxie partage entièrement la vie familiale et Ana apprend les mêmes règles et principes éducatifs préconisés par Handi'chiens car le vocabulaire employé par la famille d'accueil pour donner une commande doit être strictement celui de Handi'chiens.
Un jour prochain, si tout va bien, Douxie partira apporter du bonheur et son aide ailleurs, et il ne faudra pas demander à Sylviane si cela ne lui fait rien de s'en séparer…

L'association a besoin de familles d'accueil sans qui les objectifs ne pourraient être atteints. Un chien éduqué revient à plus de 13 000 euros et l'association existe essentiellement grâce à des dons. Pour devenir famille d'accueil ou faire un don : Handi'chiens, 151-161 rue Nationale 75013 Paris. Tél. : 01 45 86 58 88 ou www.handichiens.org

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11/08/2009

Un architecte, un buste et une vie mouvementée

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Sa carte de visite dit qu'Amir Zabehi est un architecte qui vit et travaille à Jacou.

Mais derrière le professionnel se cache un homme aux multiples talents, un artiste pluridisciplinaire, écrivain, peintre et sculpteur, musicien, un philosophe humaniste et ô combien attachant. Amir Zabehi a eu une vie extraordinaire. Sa voix aux accents orientaux et au débit rapide nous bercerait pendant des heures pendant qu'il raconte ses aventures dont certaines pourraient paraître inventées par un cinéaste avide de sensations fortes...

Né en Iran, enfermé trois mois dans les prisons du Shah en 1978, il a vécu de l'intérieur la révolution, le départ du Shah et l'arrivée de Khomeiny :" Quand on est jeune, on est idéaliste, que ce soit le Shah ou Khomeiny, dans le pire on n'a pas le choix. J'ai ramassé les cadavres de mes voisins, de mes amis. J'ai senti que le pays allait se refermer encore plus qu'avant, je ne pouvais pas l'exprimer, je n'avais pas 18 ans, mais il fallait que je m'en aille".  Il décide alors de partir pour l'Amérique, l'oncle Sam, le rêve américain, mais il se trouve à l'ambassade le jour-même de la prise d'otage, à laquelle il échappe miraculeusement. Alors l'exil sera la France.

Il débarque à Paris avec une valise, sans ami, sans famille et ne parlant même pas notre langue; six mois plus tard, il prend un train pour Montpellier. Dans le jardin du Peyrou, il sympathise avec les mamies qui donnent à manger aux pigeons. " Dans ma culture, on respecte les personnes âgées".  Ses nouvelles copines l'ont pris en amitié, elles lui apprennent leur langue, lui font faire des dictées, l'invitent chez elles, lui tiennent lieu de famille. Il vit de petits boulots et après deux ans passés en fac de droit "pour devenir un grand avocat", il réalise qu'il a besoin de créer. Alors il tente Archi. Refusé une première fois, il s'entête et réussit le concours d'entrée. Pour vivre et payer ses études, il travaille à la cave coopérative de Murviel car il a envie de "comprendre" le vin, ou dans des restaurants du bord de mer, et il finit par sortir de l'Ecole d'Architecture la tête haute avec la mention Très Bien.

Un mariage, des enfants, une maison, un divorce, un autre mariage, un autre enfant, une autre maison, un veuvage, et la vie continue... dans son horreur et dans sa beauté.

L'architecte Amir Zabehi a été choisi pour aménager l'intérieur du magasin Planet'Indigo de Jacou. " J'ai voulu ce ciel étoilé, plus bas que le reste du plafond, et aussi ces petites niches, destinées à mettre en valeur les vêtements exposés. Face à l'entrée, il y avait cette niche vide. C'est là que j'ai installé mon buste recouvert de pièces métalliques. Il est derrière une vitre, symbole d'une sensualité inaccessible. C'est un cadeau de ma part à Luc, le propriétaire, c'est mon cadeau de magasin, la première chose qu'on voit en entrant, mon cadeau de bienvenue, pour que son magasin marche bien".

Depuis, une dizaine d'autres magasins de cette chaîne ont passé commande. Le buste aux pièces métalliques va devenir le symbole de la chaîne. Et même si, pour Amir, c'est moins intéressant de refaire dix fois la même chose, "ce genre de contrat permet de conquérir la liberté de créer autre chose".
Malgré son succès, cet architecte de talent demeure très humble :"Il ne faut jamais se prendre au sérieux. On est tout petits, il ne faut jamais l'oublier..."

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20/07/2009

Retrouvailles émouvantes pour une quinzaine de Tunisois

tunisoisblog1.jpgLycéens à Carthage dans les années 50, ils avaient pratiquement tous quitté la Tunisie en 1958 après l'indépendance.

Certains d'entre eux n'ont jamais cessé de se voir, et ils ont fait des recherches pour retrouver d'autres amis de l'époque. Ils s'étaient perdus de vue depuis cinquante ans et ils ont eu le bonheur de se retrouver tout récemment chez Claudine et Michel Mansuy, dans leur maison de Jacou décorée à l'orientale, avec moucharabiehs et cage à oiseaux tunisienne.

Le jour des retrouvailles, autour de Claudine et de sa soeur Christiane, ils ont ouvert les vieux albums photos et ils ont débobiné le fil de leurs souvenirs : " Nous avions de nouveau 15 ans...il a suffi que l'un d'entre nous évoque un lieu, un nom, un événement pour que tout nous revienne à la mémoire. Nous nous sommes reconnus, comme si l'on ne s'était pas quittés depuis 50 ans".

Ils se sont raconté des histoires incroyables de retrouvailles, deux d'entre eux, qui habitaient Agde depuis 25 ans, et qui se sont retrouvés un peu par hasard  grâce un kinésithérapeute ou encore Christiane Joly, qui vit à Lambersart dans le Nord, et y a retrouvé le neveu du père Franck, un père blanc de là-bas, au cours d'une conférence sur la Tunisie.

Quelques uns ont effectué ensemble un voyage en Tunisie, un retour aux sources, de belles vacances un peu nostalgiques, au cours desquelles ils sont retournés sur leur passé, ont retrouvé  les maisons, les églises, les cimetières de leur jeunesse.

Tous ceux qui se sont retrouvés à Jacou, Louis Quirici, Jacques Mélia, Gaëtan Inpinna, Sauveur Gati, Bruno Micale, Sylvie et Jacques Tardi-Harson, Claudine et Christiane Joly seraient ravis de pouvoir retrouver la trace d'autres anciens de cette époque du lycée de Carthage.

09/04/2009

Félix Pérez attend son fils, soldat en Afghanistan

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Félix Pérez travaille depuis deux ans comme électricien aux services techniques de la ville. Son fils, Tony, 23 ans, caporal de l'Armée française est parti l'année dernière en Afghanistan.

Courant novembre 2008, Félix a entendu à la télévision qu'un jeune caporal du 27e BCA avait été tué en Afghanistan : "Pendant trois jours, j'ai cru que c'était mon fils. C'était son grade, son régiment...Et puis j'ai eu des nouvelles, au bout de trois jours j'ai enfin appris qu'il était sain et sauf, et j'ai été rassuré.  Mais pour un grand nombre d'entre eux, ce jour-là était leur baptême du feu, et ces jeunes ont perdu un copain..."

Félix, qui a lui-même été militaire, a beaucoup de mal à supporter ce qu'il entend dire sur les soldats en Afghanistan :" J'entends des critiques, des gens qui disent que ces soldats n'ont rien à faire là-bas, qu'ils n'avaient qu'à rester chez eux et que c'est tant pis pour eux s'ils se font tuer...Je ne dis pas qu'on a raison d'être là-bas, mais je voudrais un peu plus de respect pour les militaires qui font leur boulot. Ce sont des professionnels, ils savent ce qu'ils risquent et ce n'est pas une raison de les critiquer. Ca me fait mal quand j'entends ce genre de propos, et que je pense à mon fils..."

Tony Pérez a la vocation, c'est pour cela qu'il s'est engagé, à l'âge de 20 ans. Félix, son père, tient à remercier Claude Toupain, président de la section de Jacou de l'Union nationale des combattants (UNC) qui a récemment envoyé un colis à Tony. De la nourriture, des biscuits, des produits de toilette, une attention à l'égard du jeune caporal Pérez afin d'améliorer un peu son ordinaire et de lui rappeler qu'on pense à lui à Jacou. Claude Toupain tient à préciser :" C'est en partenariat avec le maire Jean-Marcel Castet et son conseil municipal que nous avons pu envoyer un peu de chaleur, d'amitié et de solidarité à notre camarade combattant en Afghanistan".

Sa famille l'attend. Son frère aîné attend son retour pour se marier et baptiser son bébé. Les rencontres familiales se font au rythme des missions du jeune caporal...