10.10.2009
François Cornière, Papy, a tiré sa révérence
La brutale disparition de François Cornière, Papy pour ses amis, a plongé le RCJMN dans une immense tristesse. En effet, ce pilier du club de rugby était un être exceptionnel de par sa gentillesse, son dévouement à toute épreuve et sa disponibilité permanente. Bernard Foulquier, président du club et ancien patron de François, n'oubliera jamais cet homme droit, à la vie sociale hors du commun : " Papy était un exemple pour nous tous. C'est lui qui m'a fait découvrir le milieu associatif. Il se dévouait à tant de causes humaines. C'est lui qui a fait du club ce qu'il est devenu aujourd'hui. Il se fichait bien des résultats, que l'on gagne ou que l'on perde! Pour lui ce qui était important, c'était que ses gens soient heureux ". Alain Pradel, son alter ego au sein du club avoue : "Je suis fils unique, François, c'était mon frère..."
Un dernier hommage a été rendu à Papy par sa famille et ses amis à Grammont. Son épouse, Carmen, a retracé leur vie familiale avec un amour et une dignité admirables, mais avec aussi beaucoup d'humour, un humour que n'aurait pas renié François.
Lui qui avait initié tant de projets et de grandes causes laisse désormais un grand vide derrière lui, un vide que ses successeurs auront du mal à combler, mais ils mettront tous un point d'honneur à pérenniser son action.
Le clubhouse de rugby à Bocaud portera bientôt le nom de François Cornière, lui qui a tant fait pour son développement.
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17.08.2009
Sylviane Chabbert : famille d'accueil pour chien d'assistance
Douxie, jeune golden retriever n'est pas une chienne comme les autres !
Il y a quelques années, Sylviane Chabbert répond à une annonce lue dans Midi Libre sur l'association Handi'chiens à la recherche de familles d'accueil pour futurs chiens d'assistance. Cette association forme des golden et des labradors retrievers qui suivront un parcours peu ordinaire : chiens de rapport, ils sont sélectionnés chez des éleveurs puis placés en famille d'accueil dès l'âge de deux mois afin d'être socialisés et d'apprendre une trentaine de premières commandes.
Sylviane et Douxie, deux fois par mois, assistent à un cours à Gruissan, dans l'Aude, sous la responsabilité d'une déléguée de l'association, avec d'autres familles d'accueil et leurs chiens : Ils font le point sur les acquis et apprennent progressivement de nouvelles commandes. Pour habituer les chiens à vivre dans différents milieux, les chiens changent de temps en temps de famille pendant quinze jours. C'est ainsi qu'un chien vivant à la campagne prendra le tramway et ira à Montpellier lorsqu'il sera à Jacou, chez Sylviane.
Au bout de seize mois de cet apprentissage progressif, le chien est prêt à rejoindre un centre Handi'chiens pour affiner son éducation avec des éducateurs canins, jusqu'au grand jour de sa remise à la personne qu'il accompagnera une part de chemin. La remise a lieu lors d'un stage de quinze jours pendant lequel personnes handicapées et chiens apprennent à se connaître et se choisissent sur les conseils des formateurs. Sylviane a participé en tant que bénévole à un de ces stages et a assisté à des rencontres inoubliables.
Bientôt Douxie sera capable d'assister au quotidien un enfant ou un adulte : Elle apprend à ramasser des objets, une pièce de un centime, une carte bancaire ou des lunettes, et à les rapporter dans sa gueule sans les abîmer ni les faire tomber, à ouvrir et fermer les portes ou encore allumer les lumières. Rassurante, elle sera déclencheur de relations humaines, car la parole avec d'autres personnes s'établira plus facilement. Douxie aidera la personne à être plus autonome pour se déplacer, faire ses courses, aller au restaurant ou au cinéma.
Elle sera peut-être chien d'éveil pour un enfant autiste ou chien d'accompagnement social dans une maison de retraite. Pour elle, il y aura des moments de travail et des moments de détente semblables à la vie des autres chiens.
Educatrice spécialisée pour personnes en difficulté, à la retraite depuis peu, Sylviane est passionnée par l'éducation de ces chiens et par ce bénévolat qui unit l'aide aux personnes et l'intérêt qu'elle porte aux animaux.
Sylviane a d'autres animaux dont Ana, labrador chocolat, qui lui rappelle Athène, premier chien d'assistance éduqué chez elle et qui lui a laissé des souvenirs teintés d'émotion. Douxie partage entièrement la vie familiale et Ana apprend les mêmes règles et principes éducatifs préconisés par Handi'chiens car le vocabulaire employé par la famille d'accueil pour donner une commande doit être strictement celui de Handi'chiens.
Un jour prochain, si tout va bien, Douxie partira apporter du bonheur et son aide ailleurs, et il ne faudra pas demander à Sylviane si cela ne lui fait rien de s'en séparer…
L'association a besoin de familles d'accueil sans qui les objectifs ne pourraient être atteints. Un chien éduqué revient à plus de 13 000 euros et l'association existe essentiellement grâce à des dons. Pour devenir famille d'accueil ou faire un don : Handi'chiens, 151-161 rue Nationale 75013 Paris. Tél. : 01 45 86 58 88 ou www.handichiens.org
06:39 Publié dans Portrait | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jacou, chien d'assistance, sylviane chabbert
11.08.2009
Un architecte, un buste et une vie mouvementée
Sa carte de visite dit qu'Amir Zabehi est un architecte qui vit et travaille à Jacou.
Mais derrière le professionnel se cache un homme aux multiples talents, un artiste pluridisciplinaire, écrivain, peintre et sculpteur, musicien, un philosophe humaniste et ô combien attachant. Amir Zabehi a eu une vie extraordinaire. Sa voix aux accents orientaux et au débit rapide nous bercerait pendant des heures pendant qu'il raconte ses aventures dont certaines pourraient paraître inventées par un cinéaste avide de sensations fortes...
Né en Iran, enfermé trois mois dans les prisons du Shah en 1978, il a vécu de l'intérieur la révolution, le départ du Shah et l'arrivée de Khomeiny :" Quand on est jeune, on est idéaliste, que ce soit le Shah ou Khomeiny, dans le pire on n'a pas le choix. J'ai ramassé les cadavres de mes voisins, de mes amis. J'ai senti que le pays allait se refermer encore plus qu'avant, je ne pouvais pas l'exprimer, je n'avais pas 18 ans, mais il fallait que je m'en aille". Il décide alors de partir pour l'Amérique, l'oncle Sam, le rêve américain, mais il se trouve à l'ambassade le jour-même de la prise d'otage, à laquelle il échappe miraculeusement. Alors l'exil sera la France.
Il débarque à Paris avec une valise, sans ami, sans famille et ne parlant même pas notre langue; six mois plus tard, il prend un train pour Montpellier. Dans le jardin du Peyrou, il sympathise avec les mamies qui donnent à manger aux pigeons. " Dans ma culture, on respecte les personnes âgées". Ses nouvelles copines l'ont pris en amitié, elles lui apprennent leur langue, lui font faire des dictées, l'invitent chez elles, lui tiennent lieu de famille. Il vit de petits boulots et après deux ans passés en fac de droit "pour devenir un grand avocat", il réalise qu'il a besoin de créer. Alors il tente Archi. Refusé une première fois, il s'entête et réussit le concours d'entrée. Pour vivre et payer ses études, il travaille à la cave coopérative de Murviel car il a envie de "comprendre" le vin, ou dans des restaurants du bord de mer, et il finit par sortir de l'Ecole d'Architecture la tête haute avec la mention Très Bien.
Un mariage, des enfants, une maison, un divorce, un autre mariage, un autre enfant, une autre maison, un veuvage, et la vie continue... dans son horreur et dans sa beauté.
L'architecte Amir Zabehi a été choisi pour aménager l'intérieur du magasin Planet'Indigo de Jacou. " J'ai voulu ce ciel étoilé, plus bas que le reste du plafond, et aussi ces petites niches, destinées à mettre en valeur les vêtements exposés. Face à l'entrée, il y avait cette niche vide. C'est là que j'ai installé mon buste recouvert de pièces métalliques. Il est derrière une vitre, symbole d'une sensualité inaccessible. C'est un cadeau de ma part à Luc, le propriétaire, c'est mon cadeau de magasin, la première chose qu'on voit en entrant, mon cadeau de bienvenue, pour que son magasin marche bien".
Depuis, une dizaine d'autres magasins de cette chaîne ont passé commande. Le buste aux pièces métalliques va devenir le symbole de la chaîne. Et même si, pour Amir, c'est moins intéressant de refaire dix fois la même chose, "ce genre de contrat permet de conquérir la liberté de créer autre chose".
Malgré son succès, cet architecte de talent demeure très humble :"Il ne faut jamais se prendre au sérieux. On est tout petits, il ne faut jamais l'oublier..."
08:33 Publié dans Portrait | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jacou, amir zabehi, planet'indigo
20.07.2009
Retrouvailles émouvantes pour une quinzaine de Tunisois
Lycéens à Carthage dans les années 50, ils avaient pratiquement tous quitté la Tunisie en 1958 après l'indépendance.
Certains d'entre eux n'ont jamais cessé de se voir, et ils ont fait des recherches pour retrouver d'autres amis de l'époque. Ils s'étaient perdus de vue depuis cinquante ans et ils ont eu le bonheur de se retrouver tout récemment chez Claudine et Michel Mansuy, dans leur maison de Jacou décorée à l'orientale, avec moucharabiehs et cage à oiseaux tunisienne.
Le jour des retrouvailles, autour de Claudine et de sa soeur Christiane, ils ont ouvert les vieux albums photos et ils ont débobiné le fil de leurs souvenirs : " Nous avions de nouveau 15 ans...il a suffi que l'un d'entre nous évoque un lieu, un nom, un événement pour que tout nous revienne à la mémoire. Nous nous sommes reconnus, comme si l'on ne s'était pas quittés depuis 50 ans".
Ils se sont raconté des histoires incroyables de retrouvailles, deux d'entre eux, qui habitaient Agde depuis 25 ans, et qui se sont retrouvés un peu par hasard grâce un kinésithérapeute ou encore Christiane Joly, qui vit à Lambersart dans le Nord, et y a retrouvé le neveu du père Franck, un père blanc de là-bas, au cours d'une conférence sur la Tunisie.
Quelques uns ont effectué ensemble un voyage en Tunisie, un retour aux sources, de belles vacances un peu nostalgiques, au cours desquelles ils sont retournés sur leur passé, ont retrouvé les maisons, les églises, les cimetières de leur jeunesse.
Tous ceux qui se sont retrouvés à Jacou, Louis Quirici, Jacques Mélia, Gaëtan Inpinna, Sauveur Gati, Bruno Micale, Sylvie et Jacques Tardi-Harson, Claudine et Christiane Joly seraient ravis de pouvoir retrouver la trace d'autres anciens de cette époque du lycée de Carthage.
14:32 Publié dans Portrait | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jacou, mansuy, tunisois, carthage
09.04.2009
Félix Pérez attend son fils, soldat en Afghanistan
Félix Pérez travaille depuis deux ans comme électricien aux services techniques de la ville. Son fils, Tony, 23 ans, caporal de l'Armée française est parti l'année dernière en Afghanistan.
Courant novembre 2008, Félix a entendu à la télévision qu'un jeune caporal du 27e BCA avait été tué en Afghanistan : "Pendant trois jours, j'ai cru que c'était mon fils. C'était son grade, son régiment...Et puis j'ai eu des nouvelles, au bout de trois jours j'ai enfin appris qu'il était sain et sauf, et j'ai été rassuré. Mais pour un grand nombre d'entre eux, ce jour-là était leur baptême du feu, et ces jeunes ont perdu un copain..."
Félix, qui a lui-même été militaire, a beaucoup de mal à supporter ce qu'il entend dire sur les soldats en Afghanistan :" J'entends des critiques, des gens qui disent que ces soldats n'ont rien à faire là-bas, qu'ils n'avaient qu'à rester chez eux et que c'est tant pis pour eux s'ils se font tuer...Je ne dis pas qu'on a raison d'être là-bas, mais je voudrais un peu plus de respect pour les militaires qui font leur boulot. Ce sont des professionnels, ils savent ce qu'ils risquent et ce n'est pas une raison de les critiquer. Ca me fait mal quand j'entends ce genre de propos, et que je pense à mon fils..."
Tony Pérez a la vocation, c'est pour cela qu'il s'est engagé, à l'âge de 20 ans. Félix, son père, tient à remercier Claude Toupain, président de la section de Jacou de l'Union nationale des combattants (UNC) qui a récemment envoyé un colis à Tony. De la nourriture, des biscuits, des produits de toilette, une attention à l'égard du jeune caporal Pérez afin d'améliorer un peu son ordinaire et de lui rappeler qu'on pense à lui à Jacou. Claude Toupain tient à préciser :" C'est en partenariat avec le maire Jean-Marcel Castet et son conseil municipal que nous avons pu envoyer un peu de chaleur, d'amitié et de solidarité à notre camarade combattant en Afghanistan".
Sa famille l'attend. Son frère aîné attend son retour pour se marier et baptiser son bébé. Les rencontres familiales se font au rythme des missions du jeune caporal...
08:03 Publié dans Portrait | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jacou, tony pérez, félix pérez
24.01.2009
Triple reconversion réussie pour Laurent Puigsegur
Peggy, c'est fini...Bienvenue Laurent!
La carrière de handballeur professionnel de Laurent Puigsegur, surnommé Peggy, a pris fin en juin 2006. L'ancien capitaine de l'équipe phare du MAHB a alors repris des études qui ont abouti à l'obtention du Dedpad, Diplôme d'état de directeur de projet d'animation et de développement, lui permettant d'être chef de projet dans le domaine du sport, du loisir ou du tourisme.
Laurent vit à Jacou depuis une dizaine d'années en compagnie de son épouse Sophie et de leur fils. Depuis qu'il a quitté le MAHB, il a repris pied dans la vraie vie, une vie répartie entre trois activités principales où sa gentillesse et sa simplicité ont conquis tous ceux qu'il côtoie.
Depuis quelques mois, Laurent occupe deux demi-postes à la ligue Languedoc-Roussillon de handball. L'un concerne le développement du handball, en particulier le handball féminin, l'autre porte sur l'entraînement et la direction sportive du pôle espoir féminin de Nîmes. Il entraîne donc quatre fois par semaine les jeunes filles en sport étude, qui ont été choisies sur dossier scolaire et sportif.
D'autre part, il entraîne l'équipe féminine du Jacchb, passée depuis deux ans en N2 : « C'est un peu compliqué car elles jouent en amateur, parfois je me retrouve avec peu de monde à l'entraînement alors que l'on a des résultats à faire... pour le moment on s'en sort assez bien, on est en milieu de tableau. J'ai une équipe très jeune, la moyenne d'âge est de 20 ans ; c'est sympa, ça se passe bien, à leur âge c'est enrichissant de côtoyer des joueuses de cette catégorie.»
Enfin, depuis mars 2008, il est adjoint au maire, chargé de la communication à la mairie de Jacou. Laurent a décidé de se présenter en tant qu'adjoint pour servir les autres, pas par ambition personnelle : « J'ai déjà connu la notoriété, je n'ai pas besoin de ce genre de reconnaissance individuelle ! »
On pourrait se demander pourquoi Laurent a été élu à la communication et non au sport : « J'avais envie de voir autre chose et l'adjoint aux sports, Michel Combettes, remplit très bien son rôle, il n'y avait aucune de raison de le changer. De plus, cela correspond au diplôme que j'ai obtenu car j'ai beaucoup travaillé sur la communication. C'est parfois un peu compliqué, car je n'ai pas énormément de temps, mais je m'y sens bien. J'ai rapidement trouvé ma place dans un bon groupe, rajeuni, où tout le monde a envie d'aller dans le même sens, c'est très intéressant ».
Encore et toujours passionné par le handball, Laurent suit les matches à Bougnol ou à la télévision. Il essaye de s'occuper le plus possible de son fils de 6 ans : « Je me suis arrangé pour être disponible le matin afin de l'emmener à l'école car j'ai tendance à rentrer tard le soir ».
22:58 Publié dans Portrait | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
23.01.2009
Une retraite bien méritée pour deux employés municipaux
La cérémonie des voeux au personnel communal a été l'occasion de fêter le départ à la retraite de deux agents territoriaux.
Gisèle Jourdan a été assistante maternelle à Jacou pendant 22 ans. Agréée par le conseil général en 1985, elle a intégré la toute première crèche familiale en 1986. Ghislaine Toupain, élue déléguée au CCAS, et Viviane Lefroy, directrice de la crèche, l'ont chaleureusement remerciée pour sa carrière au service des petits enfants et de leurs parents. Calme, douce et très organisée, Gisèle s'est occupée des enfants des autres après avoir élevé ses propres enfants.
Christian Suau, né le 6 décembre 1948 à Aniane, a travaillé comme préparateur en pharmacie jusqu'en 2003. Quand il s'est retrouvé au chômage, il a fait office de chauffeur de minibus pour la Charte du Salaison puis a été employé jusqu'en 2008 à la mairie comme vaguemestre. Le DGS Christian Moreno, dans son discours, a rappelé qu'on avait pu croiser Christian Suau dans des rôles extrêmement nombreux et variés. On l'a vu tour à tour déménageur, coursier, livreur, transporteur de fonds, agent d'entretien, barman, traiteur, maître de cérémonie, animateur, disc-jockey, chauffeur et confident de ses dames au club des aînés.
Les élus et leurs collègues leur ont souhaité à tous les deux une bonne et longue retraite.
09:56 Publié dans Portrait, Vie municipale | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jacou, gisèle jourdan, christian suau
02.01.2009
La crèche de Françoise évolue depuis trente ans
Dans sa maison de la grand'rue, c'est avec fierté et passion que Françoise Monteil présente sa crèche 2008. Issue d'une famille ouvrière de Béziers, elle a toujours vu son père faire la crèche à Noël, avec des matériaux de récupération, une crèche faite "maison" pour ses cinq enfants.
Françoise perpétue cette tradition. Sa crèche évolue d'une année sur l'autre et change parfois d'emplacement. Cette année, elle occupe tout un pan du mur du salon. Une dizaine de rouleaux de papier roche, montant jusqu'au plafond, ont été nécessaires. Quand le papier se déchire, elle comble les trous avec de la mousse. Entre deux montagnes en relief, un ciel en crépon, qui a d'abord été mouillé, puis peint, et enfin couvert de petits nuages en coton.
Un peu partout, des éléments naturels, du romarin, du cyprès, des écorces, des brindilles ou des branchettes forment des éléments de décor. Françoise fabrique de petits objets avec des allumettes, du raphia, des éponges. Mais la nouveauté dont elle est le plus fière cette année, c'est la cascade. Au début, cela a été une idée en l'air de Christian, le mari de Françoise. Elle avait déjà commencé le montage quand Christian a suggéré d'introduire de l'eau, de l'eau courante de préférence. L'idée a fait son chemin et Françoise est restée bloquée plusieurs jours avant de trouver la solution : une petite pompe, quelques bols en plastique, de la gaze médicale, un plâtre imperméable, et l'eau s'est mise à couler du lac peint, sous un petit pont.
Ce qu'elle aime par-dessus tout, c'est fabriquer les éléments de son décor. Elle récupère et transforme des objets de la vie quotidienne que l'on aurait tendance à jeter. Elle garde les bâtonnets de glace toute l'année, détourne des jouets d'enfants, elle a de quoi faire elle en a quatre, utilise un morceau de paillasson ou de feutrine, un filet d'orange, du carton ou des chutes de cuir : « C'est MA crèche. J'accepte les suggestions, les critiques, mais c'est moi seule qui fabrique. J'y pense toute l'année en mettant de côté des bricoles qui pourront m'être utiles. Cette année, j'ai fabriqué de minuscules briquettes et des tuiles d'argile qui ont servi à construire la nouvelle bergerie ».
Plusieurs scénettes de la vie quotidienne occupent l'espace avec des foyers rougeoyants un peu partout : dans le four du boulanger ou chez le forgeron, en plein air, dans les maisons éclairées; c'est une crèche très lumineuse où l'on rencontre également un pêcheur, un laboureur, un moulin, des bergers et leurs moutons (Françoise gardait les moutons quand elle était jeune), un enclos avec des taureaux.
Les volets de la maison s'ouvrent et se ferment, les rideaux sont en pergamano, sorte de papier calque perforé. Les santons viennent du santonnier de Saint Guilhem le Désert. Par souci d'économie, Françoise les achète bruts et les peint elle-même en y ajoutant sa touche personnelle : « Je préfère les santons sans socle, et mon souhait le plus cher serait de parvenir à les modeler moi-même...»
Les rois mages ne font pas encore partie du décor : ils attendent patiemment le 6 janvier, en haut d'une étagère.
Chaleureuse, accueillante, intarissable sur ce sujet qui la passionne, Françoise est prête à ouvrir sa porte aux passionnés de crèches qui désireraient visiter la sienne, qu'elle laissera en place jusqu'à fin janvier. Sur rendez-vous au 04 67 59 88 56
09:38 Publié dans Loisirs, Portrait | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
17.10.2008
Charles Lançon, ou le pilote devenu viticulteur
Le Domaine des Rosiers est bien connu à Jacou depuis plus d'une dizaine d'années, depuis que Charles Lançon, le fils, a repris l'exploitation familiale.

Il l'a développée et rajeunie, a beaucoup replanté, en Chardonnay, Sauvignon, Vermentino, Merlot, Cabernet, Syrah... Charles Lançon possède des vignes à Jacou, mais aussi à Castelnau, Maurin et depuis peu en AOC sur les Côteaux de la Méjanelle. Avec son épouse Martine, originaire comme lui de Carcassonne, ils sont parents de trois jeunes garçons et participent à la vie associative de la commune où ils se sont bien intégrés.
Le premier caveau, ouvert il y a maintenant dix ans, avait besoin d'être rénové et rajeuni. C'est chose faite depuis quelques semaines. Le coin dégustation a été agrandi, pour que les clients s'y sentent bien. Ce coin sombre est devenu convivial et l'on peut prendre le temps d'y goûter les différents vins, confortablement installé dans ce nouveau salon.
Le reste de la famille participe également au bon fonctionnement du caveau. Martine s'occupe de la création des étiquettes, donne des conseils de déco et apporte sa touche féminine. Quant à Pierre Lançon, le père de Charles, il suit de près l'évolution de l'exploitation.
L'ancien pilote est très à l'aise dans ses habits de viticulteur. Il a tout pris en charge : il taille, traite, laboure, vinifie, commercialise et s'occupe aussi de la partie administrative. Quand il n'est pas dans ses vignes, on peut le rencontrer au caveau, ou bien en compagnie de son oenologue, Sylviane Leplâtre, avec qui il peaufine les assemblages.
On trouve désormais les vins du Domaine des Rosiers sur la carte des restaurants de Jacou et de la région.
Domaine des Rosiers, 3 rue Fernand Soubeyran 04 67 59 26 67.
07:59 Publié dans Portrait | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jacou, domaine des rosiers, charles lançon, pilote viticulteur
24.07.2008
Entre Québec et France, Sonia peaufine ses articles à la mairie
Sonia Mortaigne, qui fêtera ses 21 ans dans quelques jours, est déjà une grande baroudeuse.
A l'âge de 16 ans, elle est partie étudier aux Etats-Unis, à Seattle, pour approfondir sa connaissance de l'anglais. Elle a passé un an dans une famille d'accueil et cela a été pour elle une expérience formidable. Au lycée américain qu'elle fréquentait, elle a eu la chance de pouvoir suivre des cours de journalisme :"Cela fait très longtemps que je veux être journaliste. J'ai toujours aimé écrire, je me promène avec mon petit calepin, je prends des notes tout le temps et j'adore voyager".
Après avoir obtenu un Bac S au lycée Joffre en 2006, elle a convaincu ses parents de la laisser repartir à l'étranger. Elle est actuellement inscrite en journalisme à l'UQAM, Université du Québec à Montréal, et vient d'y passer deux ans.
Avant de repartir, en septembre, pour obtenir son diplôme de journaliste, elle fait un stage de deux mois au service communication de la mairie de Jacou. Elle seconde Perrine Dumas sur les différentes manifestations qui ne manquent pas en ce moment : "Je suis ravie d'être sur le terrain. Certains élèves de ma promotion travaillent dans des agences de presse et font de la réécriture toute la journée; moi, je rencontre des gens, c'est sympathique et convivial. Ce n'est pas toujours facile, car j'ai assez peu vécu à Jacou et je suis un peu timide, mais c'est intéressant. J'ai rédigé un dossier sur la ville de Jacou, je prépare des articles pour le prochain bulletin municipal, j'en ai également écrit quelques uns pour dépanner la correspondante Midi Libre de Jacou…"
A Montréal, elle s'est impliquée dans la radio et le journal universitaires dont elle sera certainement rédactrice en chef à la rentrée.
Sonia voudrait travailler dans la politique internationale, mais risque de rencontrer quelques difficultés d'équivalence, car le diplôme de l'UQAM, bien que très réputé au Canada, n'est pas reconnu en France.
Ce qu'elle aimerait par-dessus tout, c'est pouvoir travailler comme correspondante entre ces deux pays qu'elle aime, jouer le rôle de lien entre le Québec et la France...
09:56 Publié dans Portrait | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jacou, sonia mortaigne, stagiaire, uqam











































